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6 avril 2020

La fin et autres commencements / Veronica Roth


Auteure : Veronica Roth
Titre original : The end and other beginnings
Traducteur : Anne Delcourt
Nombre de page : 297
Editeur : Nathan
Date de sortie : 6 Février 2020

PRESENTATION DE L'EDITEUR : Six univers. Dans chacun de ces mondes futuristes parfois proches du nôtre et parfois si différents, la technologie transforme les êtres et façonne de nouvelles possibilités. Pourtant, chacun reste confronté à des problématiques profondément humaines. Plongez dans ces futurs, et explorez des histoires de mort et de renouveau, de haine et d'amour, de vengeance et de pardon... dont la fin n'est qu'un nouveau commencement.

6 histoires émouvantes et futuristes, qui chacune à leur manière explorent les thèmes de la mort (celle que l'on inflige, celle qui nous frappe), l'amitié, la famille, la résilience. Des récits d'anticipation dans la veine de Black Mirror.

MON AVIS : J'avais beaucoup aimé "Divergente" de l'auteure, mais beaucoup moins "Marquer les ombres". J'ai eu envie de lui redonner sa chance avec ce recueil (même si déjà cela partait d'un mauvais pied car les nouvelles et moi, en général cela ne fait pas bon ménage) car le thème me tentait bien. Et je dois dire que l'ensemble m'a laissé plutôt perplexe.

Ce recueil réuni donc 6 nouvelles (dont une en deux parties dérivée de "Marquer les ombres"), qui tournent autours d'un sujet qui est la mort mais pas forcément telle qu'on la connait. Il s'agit plutôt d'envisager la mort comme une façon de recommencer à vivre. Avec ce sujet comme point de départ, l'auteure nous offre différents mondes ou versions du futurs, avec une thématique en plus à chaque fois comme la vengeance ou le pardon, et des sentiments de l'amour à la haine. 

Déjà, cela ne partait pas forcément de la meilleure des manières avec le format nouvelle. Je n'en suis pas du tout friande car de manière générale c'est un format plutôt frustrant. Je trouve que cela n'est pas suffisant pour me permettre d'entrer totalement dans ma lecture. Et ce fut le cas pour ces nouvelles-ci, car chacune d'entre elles nous fait entrer dans un univers différent que le nombre de page réduit m'a pas permis d'appréhender totalement. L'autre point qui a fait de cette lecture une petite déception est le fait qu'hormis peut-être les deux premières nouvelles, le reste de ma lecture m'a laissé plutôt perplexe. 

On retrouve l'écriture de Veronica Roth et sur ce point, rien à redire. Ni sur le fait qu'elle semble avoir une imagination très fertile comme en témoigne sa capacité à créer différent univers. Reste que l'ensemble m'a donné l'impression qu'il s'agissait de lecture test, comme si par la suite on devrait voter pour l'univers qu'on aimerait voir être développer. Autre point bémol, la présence des nouvelles issues de l'univers de "Marquer les ombres". Pour les lecteurs qui n'ont pas lu la duologie, je pense qu'elles ne seront pas forcément agréable à lire (et surtout, elles contiennent des éléments spoilers). 

En conclusion, un recueil qui ne m'a pas forcément convaincu car chaque histoire m'a laissé un goût de trop peu, ou laissait perplexe. A une ou deux exceptions près, le reste m'a plutôt déçu.
Mon ressenti : lecture mitigée 

19 mars 2020

Extincta / Victor Dixen (par Guillaume)


Auteur : Victor Dixen
Nombre de page : 605
Editeur : Robert Laffont, Collection R
Date de sortie : 28 Novembre 2019

PRESENTATION DE L'EDITEUR : L'espèce humaine disparaîtra dans 255 heures.
Les pires prédictions climatiques se sont réalisées, le Grand Effondrement a eu lieu et presque toutes les espèces animales se sont éteintes. Les Derniers Humains se sont réfugiés dans les Dernières Terres : un archipel rocailleux surgi des glaces, où ils survivent dans des cités-royaumes éparses. Accaparés par la lutte pour les maigres ressources, ils ignorent que l'ultime cataclysme est sur le point de balayer ce qu'il reste de l'espèce Homo sapiens.
La dernière histoire d'amour s'écrira en lettres de feu.
Née dans les bas-fonds de Viridienne, la cité-royaume pourrissante envahie d'algues, Astréa rêvait de se consacrer tout entière au culte de Terra. Mais sa foi vacille le jour où son frère est accusé de sacrilège et condamné à mort. Élevé derrière les remparts du castel, le prince Océrian était né pour régner. Mais un mystérieux accident lui arrache sa jambe et son honneur, l'écartant à jamais de la ligne de succession. Le destin va jeter ces assoiffés de justice l'un contre l'autre, embrasant leurs coeurs avant de consumer le monde.
La flamme brûle plus fort juste avant de s'éteindre.

L'AVIS DE GUILLAUME : L’action d’Extincta se déroule plusieurs siècles après notre ère. Plusieurs cataclysmes dont le réchauffement climatique ont provoqué des changements radicaux ainsi que la mort de millions d’être vivant sur Terre. Les survivants à ces phénomènes se sont retrouvés forcés de rallier l’unique contrée épargnée jusqu’alors et en mesure de pouvoir héberger la vie : L’Antartique.

Les conditions de vie de ce futur ont profondément changé et la religion a pris une place importante. Les êtres humains sont désormais rangés par caste : Les suants, les crachants, les pleurants et les saignants. Seul les Apex, la caste des seigneurs, gouvernent ce nouveau monde. Le roman commence sur un compte à rebours qui nous annonce qu’il reste 255 heures avant l’extinction.

Pour mener son récit, Victor DIXEN, a besoin de deux protagonistes principaux que tout oppose : d’un coté Astra et de l’autre Ocerian. Je vais commencer par Astrea qui est une jeune fille faisant partie de la caste des suants. Très pieuse, elle ambitionne depuis toujours d’endosser le linceul azur des pleurants et d’ainsi apporter sa pierre à la renaissance de Terra en honorant les morts. Elle vit avec son père, depuis la mort de sa mère, et son frère Palémon. Maintenant, place à Ocerian, l’autre héros du roman. Fils du roi Orcus Cétacéen, il vit en exil depuis un tragique accident qui lui a coûté une jambe. Répudié par son père, il vit très mal sa situation de vilain petit canard et aspire à la liberté et désire plus que tout s’échapper des murs du pleuroir qui l’emprisonne. Son mariage prochain avec la princesse Gryphie Cathartide le conforte dans son entreprise.

L’intrigue se met en place dès lors que Palémon, frère d’Astrèa, commet l’irréparable. La jeune fille n’a alors qu’une seule idée en tête : sortir son frère du terrible pétrin dans lequel il s’est embourbé. La santé précaire de son père lui cause aussi plein de soucis. Cherchant à fuir via les passages dérobés du pleuroir, Ocerian fait une rencontre assez déplaisante. Il se retrouve otage. Ces ravisseurs cherchent à l’utiliser comme monnaie d’échange afin de faire libérer un prisonnier.

Explorant un possible futur à l’humanité, Victor Dixen dresse un scénario saisissant et pourquoi pas plausible. A travers une galerie de personnages tous plus hétéroclites les uns que les autres. Même si le message qu’il tente de nous transmettre est l’espoir, il parvient à nous démontrer que même en ayant connu le pire, l’être humain reste très versatile et n’apprend jamais des leçons du passé.

J’ai attendu avec fébrilité la fin du roman en me demandant comme l’auteur allez pouvoir terminer son histoire et j’ai été plus que satisfait car toutes les questions que l’on se pose au fil du récit ont une réponse. En bonus, l’auteur a eu l’excellente idée d’impliquer un peu plus le lecteur en mentionnant au fil des pages de son roman, en pied de page, des espèces éteintes ou en voie d’extinction. Je ne vous cache pas que j’ai eu la curiosité d’en rechercher quelque unes sur le net.

Un coup de cœur pour ce qui est sûrement le meilleur roman, du moins depuis Phobos, de l’auteur qui ne cesse de développer son talent. A lire sans hésitation.
Avis rédigé par Guillaume 

23 juillet 2019

Waste Experiment / Sophie Dabat


Auteure : Sophie Dabat
Nombre de page : 396
Editeur : Hachette romans
Date de sortie : 22 Mai 2019

PRESENTATION DE L'EDITEUR : Rosalie est tombée amoureuse du garçon le plus populaire du lycée. Mais de reine, elle est devenue le souffre-douleur officiel, celle sur qui tous s’acharnent. Un jour, prise d’un accès de rage, elle attaque son principal bourreau… qui meurt sous ses coups. La société veut faire de Rosalie un exemple. Mais si la loi la condamne à mort, elle lui offre une autre option : l’enfermement dans un Waste, un no man’s land aux conditions de vie inhumaines. C’est ainsi que Rosalie est larguée dans la centrale nucléaire défectueuse d’Ake-Kule en Chine. Là-bas, elle doit se faire une place parmi les autres détenus et trouver de quoi se nourrir. Mais surtout, elle doit survivre aux radiations et à la violence omniprésente.
Alors que tout meurt autour d’elle, Rosalie décide qu’elle ne sera pas une victime du Waste et qu’elle ne partira pas sans se battre.

MON AVIS : Voilà un livre qui m'a attiré lors de sa sortie. J'étais curieuse de le découvrir et même si l'histoire dans le fond est interessante, c'est sur la forme que j'ai été moins convaincue.

Harcelée au lycée, Rosalie finit par tuer sa camarade de classe. Condamnée à mort, elle doit choisir entre deux options : le prélèvement d'organe ou l'enfermement dans un Waste, où elle devra lutter à chaque instant pour sa survie. Optant pour cette seconde option, elle atterrie dans le Waste d'Ake-Kule en Chine, près de la centrale nucléaire accidentée. Là-bas, pour survivre, elle sait qu'elle va devoir se lier avec ses compagnons d'infortunes. Car entre les dangers des radiations et la menace des solitaires agressifs qui rodent dans le camp, la vie des prisonniers ne tient qu'à un fil. 

L'action se déroule dans un futur très (trop) proche de nous. La troisième guerre mondiale a été déclarée et la peine de mort rétablie. Mais pour cette dernière, suite aux batailles des ONG, des "aménagements" ont été apportés : les fugitifs ont le choix entre subir des prélèvements d'organes ou intégrer l'un des wastes pour une peine définie. Si l'auteure n'apporte aucune précision sur la première option, la seconde est au centre de ce livre. Avec l'espoir de survivre aux années passées dans ces camps, beaucoup opte pour cette option. Comme Rosalie. Mais à l'arrivée, la découverte de la dure réalité s'impose et les espoirs s'amenuisent. 

Je ne vous cache pas que la situation fait froid dans le dos, surtout quand on découvre les conditions de vie et les mensonges qui se cachent derrière la promesse d'une remise en liberté. Le petit bémol étant qu'il me semble que l'action se déroule comme si c'était demain et même si cela peut vite arriver, cela ne pas sembler assez réaliste dans le déroulement des choses. Mais vu comment la société évolue, le plus horrible dans l'histoire est que c'est un futur possible. 

J'ai été partagé concernant Rosalie, car elle a quand même commis un meurtre du coup, une part de moi ne parvenait pas à la plaindre. Mais la part émotive a fait qu'au fil des pages, je me suis attachée à elle et son instinct de survie, ainsi qu'aux personnes qui l'entourent. D'ailleurs, un certain passage du livre a été un petit crève cœur. C'est interessant de voir comment chacun réagit dans de telles condition et la rapidité avec laquelle l'humanité peut se faire la malle !

C'est sur la forme que j'ai été moins convaincue car malgré le fait que je voulais en savoir plus, j'ai ressentie quelques longueurs dans le récit mais aussi une sensation de répétition. J'avais eu l'occasion de lire "Mutante" de l'auteure dans sa toute première version, et je me rappelle avoir ressenti les mêmes défauts, une sensation de lourdeur dans l'ensemble, et c'est dommage. Je vais retenir le fait que malgré tout, l'évolution de l'histoire reste interessante et que le récit n'ait pas dépourvu d'émotion. 

En conclusion, je ne suis pas totalement convaincue par l'ensemble même si l'histoire reste captivante. On est dans un roman d'anticipation mais le côté futur proche (et la façon dont la société évolue actuellement) donne un côté assez glaçant au récit. Les longueurs et répétitions en moins, cela aurait été une très bonne lecture !
Mon ressenti : mitigé 


11 juin 2019

Les mange-rêve T.2 : La cible / Jean-Luc Le Pogam (par Guillaume)


Auteur : Jean-Luc Le Pogam
Nombre de page : 348
Editeur : Slalom
Date de sortie : 18 Avril 2019

PRESENTATION DE L'EDITEUR : Les conditions climatiques, politiques et sociales ne cessent de se dégrader en Europe. Alors que la santé de Jack demeure fragile, Iwan, Thibault et Mélanie découvrent Taÿfa, une ville-refuge régie par des jeunes opposants au régime de Bogdich. Mais sitôt arrivés, sitôt partis ; il faut rattraper le train des prisonniers avant qu'il n'atteigne Tombmor.
Malheureusement, une tempête complique le périple des adolescents qui vont devoir affronter l'Œil du Tue-Rêve.

L'AVIS DE GUILLAUME : Le deuxième tome des "Mange-Rêve", intitulé « La Cible », est la suite de l’odyssée du Seagul et de son équipage en route vers Tombor, la citadelle où sont détenus le père de Iwan et sa compagne Gaëlle ainsi que pleins d’autres personnes condamnées pour seul motif de faire rêver et d’éveiller la créativité.

Nous avions quitté le Seagul après un affrontement mettant Jack et Yvon face à un usurpateur, un espion à la solde des BMR (Brigade des Mange-Rêve) s’étant fait passer pour un journaliste afin de s’infiltrer sur leur navire. Cette altercation avait provoqué la chute de Jack par-dessus bord…

L’action reprend alors que Jack est convalescent. Yvon, son ami de toujours, est aux petits soins pour lui et ne quitte pas son chevet laissant Iwan, Thibaut et Mélanie seuls aux commandes du Seagul. Avançant à bon train, le trio va être stoppé dans son élan et craindre d’être tombé dans un piège tendu par les BMR. En réalité, il n’en est rien car il s’agit d’une communauté de réfugié venu de tous horizons et réunis sous une même bannière, celle de la révolte face au régime de Boditch.

Un second tome dans la veine du premier où l’esprit d’équipe et de camaraderie prédominent. Voir ces enfants mener la révolte face à ce régime totalitaire ne peut-être qu’un message d’espoir pour l’avenir. Jean-Luc Le Pogam nous dessine une Bretagne recouverte d’un blanc manteau où les repères géographiques ne sont distribués qu’avec parcimonie (sûrement un parti prix pour faire partager aux lecteurs le sentiment d’être perdu au milieu de nulle part comme l’équipage du Seagul.

Les différences de caractères entre les membres du trio avec Iwan, le rêveur toujours en liaison avec sa voix intérieur et souvent en décalage sur les autres, Thibaut, le trublion de la troupe sans qui l’ambiance serait morose et Mélanie, la futée du groupe qui possède toujours plus d’un tour dans son sac, provoquent une harmonie qui leur permet de se sortir des mauvais coups.

Derrière Tombmor se cache un des plus beaux édifices du patrimoine français auquel l’auteur lui fait revivre sont passé. Parviendrez-vous à l’identifier ?
Avis rédigé par Guillaume 

16 novembre 2018

Les Mange-Rêve T.1 : L’enfer Blanc / Jean-Luc Le Pogam (par Guillaume)


Auteur : Jean-Luc Le Pogam
Nombre de page : 380
Editeur : Slalom
Date de sortie : 29 Septembre 2018

PRESENTATION DE L'EDITEUR : Plongez dans un récit d’anticipation haletant où être un « bâtisseur de rêves », un artiste, c’est mettre sa vie en danger !
2034. Cerclée d’un mur électromagnétique infranchissable, l’Europe est devenue un univers carcéral glaciaire où les ordinateurs du pouvoir programment des hivers sans fin où les températures avoisinent régulièrement -50°. Dessinateurs, peintres, musiciens, comédiens, danseurs, écrivains, photographes, journalistes, tous sont pourchassés par les Brigades Mange-Rêve dont les rafles se font de plus en plus fréquentes et de plus en plus violentes. Un soir, fuyant leur cours de guitare qui a tourné au drame, Iwan et Thibault, deux adolescents pensent avoir échappé au pire. Mais le cauchemar les poursuit jusque chez eux où ils découvrent que leurs parents ont disparu ! C'est alors que leur amie de toujours, Mélanie, leur confie qu’elle soupçonne son beau-père d’appartenir aux BMR.

L'AVIS DE GUILLAUME : Nous voilà projeté en 2034. Le moins que l’on puisse dire est que le monde, tel que nous le connaissons en 2018, a quelque peu changé.

En effet, l’Union Européenne a évoluée et se retrouve sous le joug d’un dictateur de la pire espèce portant le nom de Vladimir Bogdich. Le pouvoir et la domination des hommes est son leitmotiv et rien ni personne ne pourra l’arrêter.

Iwan, Thibault et Mélanie sont trois adolescents pris au piège de cette dictature qui ne se limite pas aux lois mais aussi à la météo, car le gouvernement à aujourd’hui la capacité de la maîtriser. Ayant la mainmise sur les pouvoirs de mère nature, c’est sans scrupule qu’elle plonge l’ensemble de l’Union Européenne dans une nouvelle ère glacière allant jusqu'à ériger une gigantesque barrière électromagnétique l’isolant du reste du Monde. Ce qui réuni nos trois Héros est un autres point d'oppression du tyran : l’art. Par le biais d’une immense rafle (à la manière de celle des juifs et des tsiganes pendant la 2nd guerre Mondiale), il a l’objectif de faire arrêter toute personne exerçant une activité ayant attrait à l’art et à l’évasion de l’esprit.

L’histoire débute lorsqu’Iwan et Thibault prennent la fuite de chez Ian, leur ami musicien, dont le repère est mis à sac avant d’être arrêté. La stupeur prend les deux adolescents. Qui sont ces hommes ? Pourquoi s’en prendre à leur ami ? La réalité qui va les frapper de plein fouet est terrible. Ian n’est semble t-il pas le seul à avoir connu pareille mésaventure. Le père d’Iwan ainsi que Gaëlle, sa compagne, mais aussi les parents de Thibault ont également été arrêtés par ceux qu’on appelle les BMR (la Brigade des Manges-Rêve), une milice à la solde du tyrannique Bogdich.

Très vite rejoint par Mélanie, voisine et meilleure amie d’Iwan, qui fuit régulièrement son foyer à cause des coups de sang de son beau-père qui n’hésite pas à se défouler sur elle. Ils découvrent un message vocal du père d’Iwan leur demandant de trouver refuge chez son grand père car lui saura quoi faire pour les protéger. Le seul indice sur la destination des détenus est « Tombmor ».

Mélanie, Thibault et Iwan vont entamer dès lors un périple aussi risqué qu’exaltant épaulés par deux vieux briscards : Yvon, le grand père d’Iwan, alias Fox et Jack alias Bull. C’est deux hommes sont liés à la vie à la mort depuis qu’ils exerçaient ensemble dans les forces anti-terroristes. A bord de leurs cataski, deux catamarans équipés pour la glace, l’équipée va se lancer dans une odyssée périlleuse afin de stopper le train chargé d’emmener les détenus à bon port vers la forteresse imprenable de Tombmor. Y parviendront-ils à temps ?

Jean-Luc Le Pogam signe un roman d’anticipation très engagé sur les dérives politique de notre société et n’hésite pas à l’égratignée. Et si les erreurs passées resurgissaient ? Et si un mai 68 revoyait le jour ?. Voilà la thématique qu’il expose. On ressent les origines bretonnes de l’auteur a travers sa plume et un vocabulaire maritime omniprésent (j’avoue que cela m’a quelques fois fait saturer). Il n’hésite pas à placer ses personnages dans des situations de survie extrême pour leurs âges donnant pour ultime recours la violence (brutale même pour le public concerné). Le seul bémol réside dans la redondance des scènes où les héros fuient puis sont inlassablement rattrapés.

Une lecture de réflexion qui m’a tout de même laissé un peu perplexe. J’attend de voir la suite qui devrait paraitre début 2019.
Avis rédigé par Guillaume 

Sur amazon : Les mange-Rêve T.1

23 octobre 2018

Shatter (Glitter T.2) / Aprilynne Pike


Auteure : Aprilynne Pike
Titre original : Shatter
Traducteur :
Nombre de page : 384
Editeur : Dreamland
Date de sortie : 22 Août 2018

PRESENTATION DE L'EDITEUR : Au 22e siècle, on vit au château de Versailles presque comme à l'époque du Roi-Soleil. Mais le luxe et le confort ne font pas oublier à la jeune Danica qu'elle est surveillée en permanence par des robots et qu'elle doit se plier à la volonté d'un roi terrifiant et sanguinaire. La jeune fille n'a pas réussi à éviter son mariage arrangé avec le souverain, elle est désormais unie à lui pour le meilleur... et surtout pour le pire. Piégée dans une prison dorée, elle est l'objet de toutes les attentions, de toutes les rumeurs et aussi de toutes les trahisons Mais son nouveau rôle de reine se révèle également dangereusement addictif. Petit à petit, Danica prend goût au pouvoir, à ses manigances, ses intrigues et ses excès. Elle se laisse griser, au risque d'oublier l'homme qu'elle aime en secret et à qui elle avait pourtant promis de s'enfuir...

MON AVIS : "Glitter" fut une belle découverte et au vue de la fin, il me tardait de lire la suite. C'est maintenant chose faite avec "Shatter", pour mon plus grand plaisir.

Piégée, Danica n'a d'autre choix que d'accepter ses noces avec Justin, le terrible Roi-PDG de Versailles-Sonoma. Son nouveau statut de Reine la place au centre de toutes les attentions mais surtout, comme elle va vite le découvrir, lui ouvrir la voie du pouvoir. Faisant contre mauvaise fortune bon cœur, Danica va tenter de tirer profit de sa nouvelle place... en jouant parfois avec le feu. Au risque de se perdre en chemin, la jeune fille souhaite plus que tout obtenir sa vengeance et sauver l'homme qu'elle aime pour s'enfuir loin de tout. 

Devenue reine, Danica doit prendre conscience des conséquences liées à son nouveau statut mais surtout les privilèges qui lui sont offert. Elle est coincée au château, contrainte de poursuivre son trafic de "Glitter" et de contrer les assauts violents de son mari. Gardant ses buts en tête, elle sait que pour survivre le plus longtemps possible et sauver Saber, elle va devoir se plonger corps et âmes dans les intrigues du château et y participer activement. Mais le goût du pouvoir pourrait se révéler très vite addictif.

Se lançant dans un jeu de dupe, entourée de ses rares amis de confiance, elle va devoir œuvrer de manigances pour parvenir à ses fins. Au risque de se perdre au passage et de se prendre à son propre piège. Ou de perdre de vue son objectif réel en agissant pour de mauvaise raison. Un combat va donc se jouer en elle, entre l'amour et le pouvoir. Et dans sa soif de vengeance, elle va découvrir des choses d'une ampleur qu'elle n'aurait jamais imaginé et qui dépasse son petit monde personnel. Car un problème sous jacent pourrait bien menacer l'équilibre du monde entier.

Le personnage de Danica évolue dans ce second tome. Son côté rebelle est toujours là mais sa nouvelle ambition prend petit à petit le dessus. Au point de découvrir une nouvelle Danica, au comportement presque comparable à son nouvel époux, qui n'hésite pas a user de manigances pour sa cause personnelle, quelques qu'en soit les conséquences sur les autres. On découvre également Justin sous un nouveau jour mais toujours aussi difficile à cerner. Certains personnages prennent de l'importance aux côtés de Danica, d'autres révèlent l'étendue de leur perfidie tandis que les derniers s'effacent quelques peu.

Le rythme du livre ne nous laisse quasiment aucun répit entre les complots et manigances au royaume qui donnent lieu a autant de retournement de situation. Car plus que jamais, nous évoluons dans un monde de faux-semblant dans lequel il est difficile de savoir réellement les enjeux derrières les actes. L'intrigue est bien ficelée et, après la familiarisation avec l'univers dans le premier tome, nous lance réellement dans l'action. Et le problème sous jacent concernant la société qu'introduit l'auteure dans son récit est doublement terrifiant car on pourrait réellement en arriver là dans le monde réel, dans un futur pas forcément très lointain. 

En conclusion, un second tome qui m'a autant captivé que le premier, si ce n'est plus. Il pourrait être une fin à la saga mais, avec ce que l'auteure lance à la fin, on ne peut qu’espérer une suite car je pense qu'elle n'est pas au bout de son histoire.

Mon ressenti : Très bonne lecture

Sur amazon : Shatter 

4 juin 2018

Glitter / Aprilynne Pike


Auteure : Aprilynne Pike
Titre original : Glitter
Traducteur :
Nombre de page : 368
Editeur : Dreamland
Date de sortie : 18 Avril 2018

PRESENTATION DE L'EDITEUR : Au 22e siècle, le château de Versailles a été racheté par une multinationale et il est désormais habité par une Cour vivant dans la frivolité et le luxe ; comme au 18e siècle. À un détail près : des robots s’assurent que tout le monde obéit aux règles imposées par le « roi ». Malgré le confort et l'extravagance de la Cour, la jeune Danica rêve de fuir cette prison dorée et cette vie. D’autant qu’à ses 18 ans, dans 6 mois, elle devra se marier avec l’effrayant souverain de Versailles, qu’elle le veuille ou non. Sa porte de sortie ? Trouver assez d’argent pour franchir les grilles de Versailles et rejoindre le monde réel. Elle commence alors à vendre clandestinement du « Glitter », cette drogue tellement puissante qu’une simple pincée provoque une totale addiction. Mais à la Cour, les secrets sont, comme autrefois, impossibles à garder bien longtemps…

MON AVIS : Il y a quelques années, j'ai lu le 1er tome de "Wings" d'Aprilynne Pike et ce ne fut pas une lecture transcendante, déçue par le côté un peu naïf de l'écriture. Mais le résumé de "Glitter" m'a de suite attirée et j'ai donc mis de côté la petite appréhension que j'avais par rapport à l'auteur pour découvrir cette histoire. Et j'ai eu raison de lui accorder cette seconde chance.

Plongeons dans un futur où le château de Versailles est devenue une grande entreprise. Férocement dirigé par "Le Roi", jeune PDG manipulateur et retors, le château abrite l'élite, la "Cour" qui par fantaisie fait revivre le 18è Siècle dans sa manière de vivre : luxe, bal, rivalité, riches toilettes mais aussi ses excès. Une vie qui envoie du rêve et qui convient parfaitement à Danica, jusqu'au jour où elle se retrouve fiancée au Roi, bien malgré elle. Elle sait que ce nouveau statut, dont elle ne voulait pas, la place dans une situation dangereuse et la privera bientôt de sa liberté. Elle n'a alors qu'une idée en tête, s'enfuir. Mais est-elle prête à tout pour quitter cette vie ?

Le contexte de ce roman est très intéressant, l'auteure offrant un contraste avec la manière de vivre du 18è Siècle et la modernité, les robots évoluant parmi les humains qui ne savent plus s'en passer. On se rend très vite compte que, bien que l'on soit au 22è Siècle, les mentalités n'ont pas forcément évolués car il règne toujours un climat de tension où la manipulation et les coups tordus rythme le quotidien. Un contraste d'autant plus marqué, dès que l'on sort du château, la qualité de vie étant nettement moins bonne.

On découvre la vie à la cour à travers le personnage de Danica. Cette jeune fille qui appréciait pleinement sa vie au château, malgré des relations plutôt tendues avec ses parents, entourée de ses amis. Jusqu'au jour où elle est propulsait malgré elle au rang de future souveraine qui la condamne a un futur pas forcément très lumineux. Elle n'a pas d'autre choix que de tenter d'acheter sa liberté. Mais pour réunir les fonds nécessaires, est-elle vraiment prête à tout ?

On évolue donc avec les pensées et le quotidien de Danica. On ressent la volonté de la jeune fille en même temps que ces doutes. Elle sait que ce qu'elle s'apprête à faire va sacrément entacher sa morale et pourrais mettre des vies en danger. En voulant faire au mieux, elle va quand même faire des erreurs. Mais il est interessant de découvrir l'étendue de ses ressources car Danica a plus d'un tour dans son sac. Et bien que déterminée, on découvre que certaines situations inattendues vont vraiment la déstabiliser. Et on se rend vite compte que la majorité des personnages qui gravitent autours d'elle, que se soit dans l'enceinte du château ou au dehors, ont tous une part d'ombre plus ou moins grande.

Pour ce roman, j'ai bien adhéré à l'écriture de l'auteure. On échappe pas à quelques situations prévisibles mais cela ne m'a pas dérangé. Le début est un peu déstabilisant car on ne sait pas trop dans quoi on vient de mettre les pieds. Mais l'auteure s'en tire avec brio, menant son monde d'une main de maître. Les pages se sont rapidement tournées et la fin, me donne a espérée qu'une suite ne tardera pas trop.

En conclusion, je suis ravie d'avoir donnée une seconde chance à l'auteure car "Glitter" m'a totalement emballé par son histoire et ses personnages. Hâte de connaitre la suite !

Sur amazon : Glitter

6 novembre 2017

Niveau 0 / Anne Feugnet (par Guillaume)


Auteur : Anne Feugnet
Nombre de page : 349
Editeur : Rebelle éditions
Date de sortie : 21 Septembre 2017

PRESENTATION DE L'EDITEUR : 2349. Paris. Korg 12 est né d’une matrice artificielle, adulte et sans mémoire. Comme les 150 hommes du niveau zéro, il obéit au maître des travaux et pédale de son mieux pour produire de l’électricité utile à ceux de la surface. Seul Norman refuse de gagner son ascension. Poussé par Korg 12 qui cherche à comprendre, l’homme lui révèle d’inquiétantes informations. Ensemble, ils parviennent à s’enfuir. C’est pourtant le début d’un nouveau cauchemar où survivre s’avère une bataille de chaque instant…

L'AVIS DE GUILLAUME : Il s’appelle Korg 12. C’est ce qu’on lui apprend à son réveil au niveau 0. Il a été conçu par le biais d’une matrice et son rôle, ainsi que celui des 149 autres, est de travailler pour la communauté qui vit en surface, en produisant de l’électricité grâce à un vélo relié à un générateur. Leur rythme de vie est réglé comme du papier à musique et seul les meilleurs pédaleurs, puisque c’est ainsi qu’on les nomme, pourront gagner un ticket pour la surface et participer à la repopulation de la terre.

Un jour, Norman, pédaleur comme lui, lui confie qu’il triche afin de rester au niveau 0 car il aurait découvert le secret de leur présence en ce lieu sinistre. Ce secret, il le tiendrait d’un pédaleur suite à un accident. Ce dernier aurait eu une illumination et recensait toute ses visions noir sur blanc. Dès lors que Korg 12 en prend connaissance, il lui devient impératif de s’échapper. Ce qu’il s’apprête à découvrir sera au-delà de son imagination. Voilà pour le pitch de roman d’anticipation signé Anne Feugnet.

Afin de placer les bases de son histoire, l’auteure a choisi de partir sur un sujet qui est assez actuel, en l’occurrence celui du « toujours produire plus ». Cela fait maintenant deux siècles que l’humanité végétait, depuis que l’homme a vu son patrimoine génétique se dégrader par l’ingestion de produit qui se sont révélés nocif pour la santé. Les générations se sont succédé en laissant apparaître des difformités monstrueuses et une régression alarmante du cerveau, donnant des êtres dégénérés, totalement incontrôlables et dangereux.

L’action se déroule dans un Paris délaissé et dévasté par le temps où une poignée de « bien-portant » tente de faire se relever le Monde.

Les personnages ne sont pas franchement attachants quoique la quête identitaire de Korg 12 m’ait un peu succité de l’empathie pour lui. Mais ça s’arrête là.

Quand on m’a proposé cet ouvrage, je me suis dit que cela allait être intéressant. Le résumé en révèle très peu et le fait que l’action se déroule à Paris a été aussi une motivation. Qu’en est-il au final ?

Je ne vais vous cachez que j’ai très peur à un moment donné tant l’intrigue prend une tournure aussi bizarre qu’improbable. Mais une partie de mes interrogations ont tout de même était satisfaite même s'il faudra compter sur une suite pour éclaircir quelques points encore obscurs.

Un assez bon roman de science fiction.

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Avis rédigé par Guillaume

31 août 2017

Gary Cook, Tome 1 : Le pont des oubliés / Romain Quirot & Antoine Jaunin (par Guillaume)


Auteurs : Romain Quirot & Antoine Jaunin
Nombre de page : 396
Editeur : Nathan
Date de sortie : 31 Août 2017

PRESENTATION DE L'EDITEUR : DANS UN MONDE RECOUVERT PAR LES FLOTS, UNE SEULE CHANCE DE SURVIE : EMBARQUER A BORD DE GIGANTESQUES NAVETTES SPATIALES.
Gary Cook a grandis sous le pont des oubliés, l’un des derniers refuges sur cette terre condamnée. A quinze ans, il passe le plus clair de son temps avec Max et Eliott a bord du Neptune, leur modeste bateau de pêche. Les trois amis rêvent de prises fabuleuses et d’aventure. Autour d’eux, pourtant, le monde touche à sa fin.
Chaque année, d’immenses navettes surgissent de la mer pour fuir dans l’espace. Des navettes auxquelles les oubliés n’ont pas accès – jusqu’au jour où Gary apprend que pour la première fois, l’équipage vainqueur de la terrible course fantôme gagnera sa place à bord de Deucalion VII.
S’ils veulent faire partie du voyage, Gary, Eliott et Max vont devoir prendre tout les risques…

L'AVIS DE GUILLAUME : Sorti de l’imagination de Romain Quirot, réalisateur et scénariste, et d’Antoine Jaunin, journaliste, « Gary Cook » est un roman de science fiction d’une rare efficacité tant le récit parvient à faire rire, mais aussi à émouvoir le lecteur face à la cruelle épreuve que les personnages affrontent : a savoir la fin de la planète terre.

Gary est un adolescent de 15 ans. Né sur une planète malade, il n’a jamais été gâté par la vie. Il vit seul avec son père depuis que sa mère les a abandonnés. Son unique plaisir est de retrouver ses amis, Eliott et Max, et de partir à l’aventure, au large du pont des oubliés, sur les étendues d’eaux qui recouvrent la planète, en quête de Zuras (petit poisson goûteux dont raffolent les personnages et quasiment la seule nourriture leur permettant de survivre) grâce à leur embarquement de fortune qu’ils appellent le Neptune. 

Pour la plupart des gens, leur ultime salut s’appelle « Deucalion », un programme spatial censé permettre à l’humanité de s’établir dans un ailleurs, mais dont le premier vaisseau « Deucalion I » a été un échec, sept ans plus tôt. Les places à bord sont très chères et destinées à une sorte d’élite qui habite de mystérieuses et gigantesques tours blanche, perçants le ciel brumeux. Mais cette année, la terrible course fantôme (épreuve dangereuse se déroulant au travers les vestiges d’une ville engloutie du passé) offre un ticket pour l’espace aux heureux vainqueurs.

Comment survivre quand on est déjà mort ? Comment garder l’espoir quand tout est perdu ? Plus intimiste que choc, Gary Cook traite d’un sujet qui nous interpelle tous (l’écologie) sans avoir recours à une pléiade de scènes chocs mais décrivant avec justesse le monde tel qu’il pourrait devenir si comme une citation du livre le dit « Qu’avons-nous fait, ou pas fait, pour en arriver là »

Le second sujet est la survie avec la question existentielle : Doit-on subir la fin de l’humanité ou se battre ? Ces question accentuent le sentiment d’impuissance de la jeune génération « post cataclysme » qui n'ont jamais connu le monde, désormais enseveli, tel que leurs parents l'ont en partie connu. Les auteurs s’appuient notamment sur des références cinématographiques et littéraires, entre Jurassic Park et le petit prince, afin de rendre l’expérience Gray Cook encore plus réaliste.

Pour conclure, ce premier tome, puisqu’il s’agit d’une trilogie, est l’agréable surprise de ce second semestre 2017. Un final surprenant et déroutant qui vous fera attendre la suite avec impatience. A lire sans hésitation si vous aimez, ou êtes tentés par, le genre anticipation.

Avis rédigé par Guillaume

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12 novembre 2013

Un monde pour Clara / Jean-Luc Marcastel


Auteur : Jean-Luc Marcastel
Nombre de page : 352
Editeur : Hachette Roman, collection Black Moon
Date de sortie : 9 Octobre 2013

PRESENTATION DE L'EDITEUR : 2027. En France. Après une catastrophe nucléaire succédant à tant d'autres, l'écologie est plus que jamais au centre des préoccupations. Les Enfants de Gaïa est une puissante secte extrémiste qui mêle discours écologiste et spiritualité. Diane, dont la jumelle Clara est morte suite à cette catastrophe, participe, avec son meilleur ami Léo, à l'une de leurs manifestations anti-nucléaire. Mais la marche pacifique tourne au combat de rue, et Diane, grièvement blessée, tombe dans le coma. Dix ans plus tard, la jeune fille se réveille. Pendant son sommeil, le monde s'est transformé. Les Enfants de Gaïa sont à la tête du pays. Ils sont tout puissants. Et ils ont fait de Néo Lutécia, construite sur les ruines de Paris, la cité écologique idéale. Diane y retrouve Léo, désormais lieutenant de la secte. Elle apprend qu'elle est devenue l'icône de la Révolution Verte, une incarnation vivante de Gaïa aux yeux de ses fidèles et découvre un nouveau monde bien loin de celui dont Léo et elle avaient rêvé...

MON AVIS : Pour être honnête, lorsque j'ai reçu ce livre, il ne m'emballait pas plus que ça, ne m'attirait absolument pas. Et au fil des pages, j'ai été agréablement surprise.

L'histoire débute en 2027, 10 ans après une catastrophe nucléaire à Gravelines, qui a causés de nombreuses morts dont celle de la mère de Léo et de la soeur jumelle de Diane, Clara. Tous deux sont engagés dans une lutte contre le nucléaire, rêvant à un monde nouveau, plus sain. Une manifestation tourne au drame, Diane sombre dans le coma pour se réveiller 10 ans plus tard, dans un tout autre monde. Mais elle va rapidement découvrir les défauts de cette nouvelle socièté dont elle est devenue malgré elle l'îcone.

Le fait que ce roman d'anticipation se déroule dans un futur relativement proche et en France, qui plus est, apporte un point d'ancrage dans la réalité. Et surtout lorsqu'on est conscient que les dangers de la catastrophe à l'origine de tout planent quotidiennement au dessus de nos têtes. Sur le plan politique, difficile de ne pas faire de lien avec l'actualité, sur le point où tous le monde pensent faire mieux que les autres. Les écolos sont au centre de l'intrigue de Jean-Luc Marcastel, et si dans un premier temps, on découvre que le monde semble avoir meilleure allure, on s'aperçoit en même temps que Diane, que cette nouvelle société plus respectueuse de la nature, s'est bâti sur des sacrifices et que tous le monde n'est pas logé à la même enseigne. Et on ne tient pas rigueur au fait que 10 ans soit un peu court pour mettre en place tous les changements qui ont été réalisés dans la société

Je me suis vraiment sentie transportée par cette histoire qui nous ouvre les yeux sur beaucoup de chose. Une prise de conscience sur la nature humaine qui a de quoi être inquiétante quand on les sacrifices, les règles, et la dictature imposée par ce nouveau pouvoir. Et surtout que lorsque l'on croit en quelques choses, on est souvent aveuglé par l'envers du décors et les atrocités qui en découle.

J'ai vraiment apprécié le personnage de Diane et surtout le lien qu'elle entretient avec Clara, sa sœur décédée, un lien dont elle tire sa force. Car en découvrant à son réveil, qu'elle est devenue l'îcone de cette nouvelle société, elle aurait très bien pu fermer les yeux sur la réalité et jouir du confort que celui-ci lui conférait. Mais elle se bat car elle n'aime pas ce qu'elle découvre. La relation entre Diane et Léo est très interessante même si je n'ai pas réussi à m'attacher entièrement à lui, à cause de son impuissance et de son aveuglement vis-à-vis de la situation. J'ai eu plus d'une fois envie de le secouer. Par contre, j'ai été touché par certains personnages secondaires comme Acacia. 

Le style de l'auteur est sobre et efficace. On ressent bien les sentiments et émotions de Diane, bien qu'il n'utilise pas la narration. Son monde est bien construit et bien pensée et on a aucun problème pour se l'imaginer.

En conclusion, une belle surprise doublée d'une sacrée prise de conscience. On passe tout en douceur de l'émerveillement à l'effarement au fil des pages !

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