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24 mars 2021

Un nom sur la liste / Monica Hesse

Auteure : Monica Hesse
Titre original : They Went Left
Traducteur : Anne Krief
Nombre de page : 400 
Editeur : Nathan
Date de sortie : 14 Janvier 2021

PRESENTATION DE L'EDITEUR : Allemagne, 1945. Zofia, Juive polonaise de 18 ans, a survécu au pire. Réchappée des camps, elle a vu toute sa famille exterminée, à l'exception de son frère Abek, dont elle a été séparée.
Difficile de retrouver Abek dans un océan de disparus, avec une mémoire défaillante et sa propre vie à reconstruire. Au fil de son enquête, Zofia traverse la Pologne et l'Allemagne jusqu'à atterrir dans un camp de réfugiés, avec d'autres jeunes rescapés. Cette famille d'adoption l'aidera-t-elle à regarder vers l'avant, ou à renouer avec son passé ?

MON AVIS : Bien que je ne lise pas beaucoup de romans historiques, la seconde guerre mondiale est sans doute la période qui fait parfois exception à la règle surtout quand le résumé est très tentant. "Un nom sur la liste" fait partie de ceux-là, le résumé me donnant envie de découvrir le destin de Zofia. 

1945, Zofia à 18 ans. C'est une "Néante", rescapée des camps de concentration mais avec la mémoire en vrac. Elle peut enfin retourner chez elle où elle garde le fol espoir de retrouver son jeune frère Abek. Mais le retour ne se passe pas comme elle l'avait imaginé. S'accrochant à sa promesse de retrouver Abek, elle se lance dans un périple qui la mène en Allemagne, dans un camps de réfugiés. Car impossible pour Zofia de penser à l'avenir tant qu'elle n'aura pas retrouver la trace de son frère. 

C'est un roman différent de ceux que j'ai pu lire jusqu'à présent car l'auteure s'intéresse à l'après-guerre et bien que rarement évoqué dans les livres, on se rend vite compte que la fin de la guerre n'a pas été une libération immédiate pour les juifs rescapés qui ont continué à subir la haine de certains voisins (et qui la subissent encore aujourd'hui malheureusement). Il faut se reconstruire aussi bien physiquement que moralement, réapprendre la normalité mais surtout il faut parvenir à aller de l'avant. 

Zofia a perdu toute sa famille, hormis son petit frère Abek a qui elle a fait la promesse qu'ils se retrouveraient après la guerre. C'est cette promesse qui l'aide a avancer un jour après l'autre. Et avec sa mémoire en vrac, elle se rend compte qu'elle a du mal à faire la différence entre ce que son cerveau lui montre et la réalité. Son périple nous mène dans un camp où elle rencontre des réfugiés qui comme elle, tente de retrouver des proches ou tout simplement de réapprendre la vie. Un lieu où chaque moment de normalité qui peut nous paraitre insignifiant sont pour eux des moments de joies et de victoires. 

La plume de l'auteure est d'une grande efficacité. Elle n'hésite pas à nous montrer les choses telles qu'elles sont. Au fil de l'avancée du roman, elle glisse des passages qui nous montre la reconstruction du souvenir de Zofia, signe que sa mémoire lui revient peu à peu. L'espoir est un élément clé du récit,  celui qui fait tenir Zofia mais aussi celui des autres rescapés qui s'accrochent à l'espoir d'un avenir plus clément. J'ai eu du mal à m'attacher à Zofia car même si j'ai compris son envie de retrouver coûte que coûte son frère, cela ne justifie pas toujours sa façon d'agir, son impulsivité. Même si certains passages paraissent romanesques par leur côté "coïncidence un peu grosse" et que des doutes m'ont effleurés l'esprit concernant ce que l'on découvre à la fin, l'ensemble n'en reste pas moins percutant.

En conclusion, un bon roman qui nous permet de découvrir un peu le contexte après guerre vécut par les juifs. Pour eux, la Libération est avant tout le moment de se reconstruire et de réapprendre la vie.

Mon ressenti : Très bonne lecture 

31 décembre 2020

L'enfant de l'aube / Fanny Leblond

Auteure : Fanny Leblond
Nombre de page : 240
Editeur : City éditions
Date de sortie : 28 Octobre 2020

PRESENTATION DE L'EDITEUR En 1921, Hélène a un destin tout tracé de jeune fille de bonne famille. Tout change lorsqu’elle tombe amoureuse d’un jeune pilote de la base de Cazaux, en Gironde. Faisant fi des convenances et de l’opposition familiale, elle part s’installer avec lui.
Elle y rencontre Anna, une jeune femme qui semble porter le poids du monde sur ses épaules. Pendant la guerre, Anna a eu un enfant avec un soldat sénégalais et l’enfant lui a été enlevé pour éviter le déshonneur et la honte. Comment sa famille aurait-elle pu accepter un bâtard, métis de surcroît ?
Les Années Folles font désormais souffler un vent de modernité et Hélène est bien décidée à aider son amie en retrouvant l’enfant. Entre émancipation et secrets familiaux, cette recherche est un difficile combat. Dans cette époque qui appartient aux hommes, les deux femmes devront êtres prêtes à en payer le prix…

L'AVIS : Une fois n'est pas coutume, c'est ma mère qui a été séduite par le résumé. Après un démarrage lent, elle a plutôt aimé sa lecture.

L'histoire démarre lentement. On fait la connaissance d'Hélène et on s'immisce dans le quotidien de son couple. De ce fait, la première partie donne la sensation de se traîner car il ne se passe pas grand chose de bien particulier. L'histoire prend son envol lorsqu'elle rencontre Anna, une jeune femme en quête de l'enfant qu'elle a eu quelques années plus tôt et qui lui a été enlevé pour éviter de jeter le déshonneur sur sa famille. 

Hélène s'investit vraiment dans la quête de sa nouvelle amie. Peut-être par le fait qu'elle est elle-même une enfant abandonnée, mais elle prend vraiment à cœur sa mission. Cette recherche va déterrer quelques secrets de famille et certaines révélations vont bouleverser la vie des personnages. 

La plume de l'auteure est agréable et après un début plutôt lent a démarrer, on attrape un rythme de croisière grâce à la quête des deux femmes. La période choisie pour situer l'action n'a rien d'anodine car durant ces années d'après première guerre mondiale, les femmes ont montré leur envie de s'émanciper. C'est ce qui permet aux deux femmes de s'investir dans leur recherche même si leur statut de femme reste un gros frein.

En conclusion, un livre qui devient prenant si l'on persiste au delà de la première partie qui manque un peu d'action. 

Merci à Eric Poupet Presse et City Editions


 

11 novembre 2020

La messagère de l'ombre / Mandy Robotham


Auteure
: Mandy Robotham
Titre original : The Secret Messenger
Traducteur :
Nombre de page : 384
Editeur : City éditions
Date de sortie : 2 Septembre 2020

PRESENTATION DE L'EDITEUR : En 1943, le monde est ravagé par la guerre. À Venise, la jeune Stella brûle de prendre part à la lutte contre les nazis et elle est recrutée par la Résistance italienne et jetée dans la gueule du loup. Durant la journée, la jeune femme travaille comme traductrice pour des officiers allemands et intercepte des informations stratégiques. La nuit, elle risque également sa vie en faisant passer des messages pour la résistance et en rédigeant un journal clandestin. C'est à la Kommandantur qu'elle tombe amoureuse d'un homme qui collabore avec les Allemands. Mais dans l'enfer de la guerre, comment croire en un quelconque avenir ensemble ? Au fur et à mesure que l'étau se resserre autour de Stella, elle découvre la part d'ombre que dissimule l'homme qu'elle aime. Leur histoire, déchirante, va faire basculer le destin de Stella dans le plus terrible des combats...

L'AVIS : Voilà un livre qui ravira les amateurs de cette période de l'Histoire. 

Lorsque Luisa découvre dans le greniers des objets ayant appartenus à sa grand-mère, notamment une machine à écrire possédant un défaut dans sa typographie. Elle se rend compte que cette dernière a dissimulée tout un pan de son passé. Elle se plonge dans l'histoire de son aïeule et découvre que cette dernière a été un membre actif de la Résistance Italienne. Elle part alors sur les traces de la jeune Stella, en 1943, à Venise.

Mon père est très friand des récits se déroulant lors de la seconde guerre mondiale. Autant dire qu'il s'est régalé avec ce roman. Ce qu'il a le plus aimé, c'est de découvrir cette période de l'Histoire en Italie, version qu'il connaissait un peu moins. La Résistance y est toute aussi développée et nombreuses sont les personnes à avoir eu le courage d'œuvrer au péril de sa vie. L'Histoire de Stella en est le parfait exemple.

Stella mène une double vie en s'engageant dans la Résistance Italienne et en travaillant comme traductrice pour les Allemands à la Kommandantur. L'endroit tout trouvé pour glaner des informations secrètes qu'elle relate dans un journal clandestin. C'est là également qu'elle rencontre un homme pour qui elle ressent rapidement des sentiments. Mais ce dernier collabore avec les Allemands et pourrait bien mettre sa couverture en péril. 

L'intrigue relatée est prenante, riche en rebondissement et émotions entre la peur, le courage et les risques mais aussi l'amour. Car quand l'amour pointe le bout de son nez là où on ne l'attend, cela pourrait bien compliquer les choses voir changer leur cours. Entre présent et passé, on remonte le cours de l'Histoire pour vivre à travers les personnages la vie de ces figures de l'Ombre.

En conclusion, un roman captivant qui plonge le lecteur dans le Venise de la seconde guerre mondiale, à la découverte de la Résistance Italienne qu'une pointe de romance vient adoucir.

Merci à Eric Poupet et City Editions

27 novembre 2018

Astérix - Les vérités historiques expliquées / Bernard-Pierre Molin (par Guillaume)


Auteur : Bernard-Pierre Molin
Nombre de page : 160
Editeur : Editions du Chêne
Date de sortie : 26 Septembre 2018

PRESENTATION DE L'EDITEUR : « Nous sommes en 50 avant Jésus-Christ. Toute la Gaule est occupée par les Romains ... »
Ainsi débutent tous les Astérix. Outre cette indubitable vérité, chaque album s'appuie sur d'autres faits historiques pour inventer un univers plein de fantaisie, de bagarres et de moustaches.
Car si Goscinny et Uderzo se sont documentés, ils ont pris quelques libertés avec l'histoire en émaillant leurs récits de réjouissants détournements, de facétieux clins d'œil et de joyeux anachronismes qui participent au plaisir de lire Astérix.
Les Gaulois taillaient-ils des menhirs? Craignaient-ils que le ciel leur tombe sur la tête? Les Romains jouaient-ils aux dés? Les légionnaires avaient-ils droit à une retraite? Les pirates étaient-ils lamentables? Les Belges étaient-ils les plus braves ?

L'AVIS DE GUILLAUME : Cet ouvrage, comme son titre l’indique, consiste à démêler le vrai du faux et a éclaircir quelques vérités historiques souvent volontairement déformées par les auteurs d’Astérix et Obélix, Goscinny et Uderzo.

C’est Bernard-Pierre Molin, un spécialiste de Goscinny, qui s’est attelé à l’écriture de cet ouvrage illustré de dessin repris des bandes dessinées.

Il est découpé en plusieurs parties :
- La Gaule : Les chefs Gaulois se promenaient-ils sur leur bouclier ?
- La Gaule Romaine : Vercingétorix jeta-t-il ses armes aux pieds de César ? -
- Rome : Tous les chemins menaient-ils vraiment à Rome ?
- Les villes Gauloise : Flânait-on déjà sur la future promenade des anglais de Nice ?
- Les villes Italiennes : Florence était-elle une ville pour les retraités ?
- Les régions étrangèrew : Les Romains en virent-ils de toutes les couleurs face aux Pictes ?

Ce livre documentaire est un outil ludique, incontournable pour les fans du petit Gaulois qui prendront plaisir à se faire surprendre par des choses qu’ils pensaient connaitre mais qui sont en réalité erronées et découvriront, s’ils ne les connaissent pas déjà, les anachronismes glissés par les auteurs au fil des bulles et des albums.

Je le conseille aux enfants à partir de 12ans ou accompagné par un adulte afin d’améliorer la compréhension.

Merci à Gilles Paris et Les éditions du Chêne
Avis rédigé par Guillaume 


Sur amazon : Asterix le vérités historiques expliquées

18 janvier 2018

Lise et les hirondelles / Sophie Adriansen


Auteure : Sophie Adriansen
Nombre de page : 240
Editeur : Nathan
Date de sortie : 1er Fevrier 2018

PRESENTATION DE L'EDITEUR À treize ans, Lise a une passion pour les hirondelles. Mais lorsqu'elle les voit revenir à Paris en cet été 1942, les oiseaux ne parviennent pas à lui faire oublier les effets de l'Occupation : le rationnement, les sirènes, la fermeture de l'atelier de confection familial, l'attitude de ses amis depuis qu'elle porte une étoile jaune sur ses vêtements.
Le 16 juillet, Lise assiste à l'arrestation de toute sa famille. Elle se précipite au commissariat où on les a emmenés et parvient à sauver ses deux petits frères de la rafle du Vel' d'Hiv'. Mais elle n'a plus aucune nouvelle de leurs parents. Commence alors pour eux le long parcours des enfants cachés, parsemé d'angoisse et de dangers, de moments de doute et d'espoir.

MON AVIS : C'est une période de notre Histoire particulièrement difficile et j'étais curieuse de découvrir comment elle allait être abordée dans un livre pour les jeunes adolescents. Autant dire que l'auteure a parfaitement rempli son contrat.

L'histoire de Lise n'a rien de bien originale en soit mais c'est normal car il s'agit de l'histoire vécut par des milliers de gens à cette période. Mais pour une fois, celle-ci est destinée aux lecteurs plus jeunes, à partir de 12 ans, et je trouve qu'elle est parfaitement bien adaptée pour sensibiliser les plus jeunes à cette triste période de notre histoire.

Le personnage de Lise est très attachant. Cette jeune fille qui voit son quotidien bouleversé, d'abord par la présence des allemands et les interdictions destinées aux Juifs, puis par l'arrestation de sa famille a laquelle elle échappe. Commence alors une période d'attentes et d'espoirs pendant laquelle elle va faire preuve de beaucoup de courage, en dépit des dangers et des doutes, d'abord pour ses frères qu'elle est parvenue à sauver, mais aussi pour ses parents qu'elle espère retrouver. 

Je ne connaissais pas encore la plume de Sophie Adriansen mais je trouve qu'elle est très fluide et bien adaptée au public visé, sans qu'elle ne soit trop enfantine ou niaise. Les épreuves ne sont pas embellies mais abordées de façon à ne pas "choquer" le lecteur qui peuvent ainsi découvrir la dure réalité de cette période. Et Lise leur donne une sacré leçon de courage !

En conclusion, une tranche de notre Histoire racontée aux plus jeunes par l'intermédiaire d'une jeune fille de 13 ans, un personnage auquel ils pourront facilement s'identifier et s'attacher et ainsi s’intéresser à son histoire. Et l'image de l'hirondelle revient tout au long du livre, comme un fil rouge. 





28 novembre 2017

Loin de Berkley Hall / Coralie Khong-Pascaud (par Eleane)


Auteure : Coralie Khong-Pascaud
Nombre de page : 235
Editeur : City Editions
Date de sortie : 6 Septembre 2017

PRESENTATION DE L'EDITEUR : Angleterre, 1911. Derrière les murs épais de l'immense demeure de Berkley Hall, lady Catherine Davenport tourne en rond. Décidément, elle ne pourra jamais se résoudre à cette existence morne, uniquement rythmée par les tea times et les robes somptueuses. Elle aspire à autre chose que la vie d'épouse docile qui l'attend.
à Berkley Hall, il y a aussi Lydia, la femme de chambre. Une domestique, rien de plus. Pour combattre l'amertume qui l'envahit en pensant à sa modeste condition, elle écrit de petits textes satiriques dans lesquels elle moque les habitudes de ces grandes familles côtoyées chaque jour.
La vie de ces deux femmes si différentes, mais éprises de liberté et de reconnaissance, vont se télescoper d'une façon inattendue. Comme la promesse qu'un jour, une aube nouvelle se lèvera sur Berkley Hall...

L'AVIS D'ELEANE : Etant très fan de la série Downton Abbey, j’attendais avec grande impatience cette lecture où je devais retrouver cet esprit anglais de la haute où le plus important est de garder la tête haute.

Je dois avouer que j’ai été assez déçue par le livre. Les personnages manquent de profondeur, l’intrigue peut-être un peu trop prévisible et je dois dire que j’ai trouvé de pâles copies des personnages si attachants dans la série TV.

Là pour le coup, malgré que la lecture soit très fluide, je dois dire que j’ai été déçue

Note : 3/10

14 février 2017

De feu et de neige / Anne-Marie Pol


Auteur : Anne-Marie Pol
Nombre de page : 338
Editeur : Nathan
Date de sortie : 9 Février 2017

PRESENTATION DE L'EDITEUR : 1812, Moscou. Félicité, jeune Française de 16 ans, vit avec sa mère sous la protection d'une riche famille russe. Malgré leur différence de classe, Félicité est passionnément amoureuse de Fédor, le fils de la comtesse. Mais la guerre éclate, Napoléon 1er a décidé d'envahir la Russie ! Félicité et sa mère sont livrées à elles-mêmes dans la ville en guerre, alors que le Français est devenu l'ennemi du Russe.
Félicité n'a d'autre choix que de fuir pour survivre, dans les flammes de l'incendie de Moscou, puis dans les steppes enneigées de la Russie...

MON AVIS : Lorsque j'ai reçu ces épreuves non corrigées, je ne savais pas trop à quoi m'attendre. Autant dire de suite que ce n'est pas forcément une période de l'Histoire qui me fascine mais je me suis tout de même laissé tenter.

"De feu et de neige", c'est l'épopée de Félicité, française vivant en Russie avec sa mère, lorsque Napoléon a envahit Moscou. Une épopée car dès lors, elles sont contraintes de fuir la Russie et d'entamer un voyage où elles devront lutter pour leur survie. 

L'auteur s'est inspirée du journal intime de Félicité, qu'elle a trouvé dans la doublure d'un sac acheté d'occasion chez un antiquaire. Fascinée par l'histoire de la jeune fille et comme le journal était incomplet, elle a choisie de retranscrire l'histoire en comblant les trous (en faisant des recherches bien évidemment). Le livre est donc écrit à la troisième personne mais des passages du journal de Félicité sont intégrés au récit. 

C'est une période de l'Histoire qui m'est plutôt inconnue et je dois donc dire que le livre m'a permis de voir ce qu'ont vécus les français vivant en Russie lors de l'invasion Napoléonienne. La lecture fut plutôt agréable et interessante même si j'ai eu un peu de mal avec le style d'écriture que j'ai trouvé un peu "ampoulé". Certes je pense que l'auteur a voulut coller avec le style de l'époque mais du coup, j'ai eu du mal a accroché. 

Félicité est une jeune fille un peu naïve, un peu trop fleur bleue car elle s'est éprise du garçon de la maison qui les emplois, sa mère et elle. Cet amour qui apparaît réciproque la rend un peu aveugle. Elle s'accroche à l'idée que ce dernier va venir les sauver et je dois dire que cette obstination joue un grand rôle dans sa survie. Elle peut apparaître insupportable et capricieuse mais je pense que sa petite vie tranquille jusqu'à ce fameux jour y est pour beaucoup. Par contre, la mère de Félicité m'a franchement tapée sur le système. Sous prétexte qu'elle a vécut la Révolution (comme elle le rabâche toutes les 2 phrases), elle se permet de rabaisser tous le monde et se sert de sa fille d'une manière assez grotesque. Les personnages secondaires ne m'ont pas emballées plus que ça, je les ais trouvé un chouia caricaturaux.

En conclusion, j'ai trouvé cette histoire interessante sur le fond de l'histoire car elle m'a permise d'apprendre certaines choses sur cette période de l'histoire (et l'on ne peut s'empêcher de faire le rapprochement avec l'actualités et le sort des réfugiés). J'ai un peu moins accroché à la façon dont elle est racontée et à ses personnages. Un ressenti mitigé donc, mais qui penche un peu plus du côté positif car ça reste une lecture agréable.

Sur Amazon : De feu et de neige

26 janvier 2017

Affinités / Sarah Waters (by Eleane)


Auteur : Sarah Waters
Titre original : Affinity
Traducteur : Erika Abrams
Nombre de page : 522
Editeur : Denoël (1ère édition)
Date de sortie : 6 Janvier 2005

PRESENTATION DE L'EDITEUR : Pour tromper son ennui, une demoiselle de la bonne société anglaise, Margaret Prior, visite régulièrement les détenues de la prison de Millbank. Dans cette bâtisse sinistre croupissent les parias de l'ère victorienne, avorteuses, voleuses et autres criminelles, à qui elle veut apporter un peu de réconfort. Parmi elles, Selina Dawes, spirite à l'aura très particulière... En gagnant sa confiance, Margaret finit par découvrir l'étendue des pouvoirs de la jeune médium, ainsi que son incroyable histoire. Suspense, atmosphères étouffées, passions défendues et trahison, aucun des ingrédients qui font l'univers de Sarah Waters ne manque dans ce troisième roman magistralement orchestré.

L'AVIS D'ELEANE : J’ai commencé ma lecture en étant un peu spoilée par le résumé (un peu différent sur mon édition par rapport à l’officiel), ce qui a fait que le livre a perdu une petite partie de son intérêt.

On est ici dans un univers victorien assez sombre où une bourgeoise décide de reprendre sa vie en main en faisant un peu de bénévolat. Elle se retrouve dans un monde bien différent du sien où se mêlent personnes charitables et d’autres assez tordues dans un milieu carcéral féminin.

Ayant lu d’autres livres de cette auteure et au vu du sujet, je m’attendais à beaucoup plus glauque que ça donc que les âmes sensibles comme moi se rassurent, on ne ressent aucun malaise lors de la lecture (selon ma propre opinion bien sûr)

Les personnages étaient très bien travaillés (on va dire que c’est tout de même une garantie chez cette auteure) avec Margaret qui essaie de trouver un sens à sa vie, un entourage qui ne la comprend pas et une détenue très charismatique et étrange.

Le rythme soutenu fait que j’ai vraiment eu envie d’aller au bout et de connaître la fin de cette histoire.

Un style bien travaillé, une intrigue ficelée comme je les aime, bref c’était une bonne lecture et si le sujet vous intéresse je ne peux que vous le recommander.

Note : 08/10 (désolée un point en moins pour le spoil même si ce n’est pas de la faute de l’écrivain)

29 août 2013

Les enfants de Willesden Lane / Mona Golabek


Auteur : Mona Golabek et Lee Cohen
Titre original : The children of Willesden Lane
Traducteur : Luc Rigoureau
Nombre de page : 368
Editeur : Hachette romans / Témoignage
Date de sortie : 4 Septembre 2013

PRESENTATION DE L'EDITEUR : 1938. Vienne. Lisa Jura est juive. Lisa est aussi un prodige de la musique, une pianiste de génie âgée tout juste de quatorze ans. Et Vienne, capitale de la musique qui a vu se succéder Mozart, Beethoven, Schubert et Liszt, est devenue depuis peu une patrie hostile, voire dangereuse pour elle, rongée de l’intérieur par la barbarie nazie. Lorsqu’on offre à ses parents l’opportunité de sauver l’un de leurs enfants en l’envoyant loin, à l’abri, en Angleterre, le choix est difficile : c’est Lisa qui partira. Quand elle monte à bord du train qui doit l’emmener à Londres, Lisa est consciente qu’un grand avenir s’offre à elle, et qu’elle doit vivre pour sa famille qui se sacrifie pour elle. Sauf que rien ne se passe comme prévu. Lisa échoue au 243 Willesden Lane, un foyer pour enfants dans une ville ravagée de la Seconde Guerre mondiale.

MON AVIS : Le résumé a d'entrée attisé ma curiosité et c'est avec plaisir que je me suis lancée dans la lecture de ce manuscrit relatant l'histoire de cette jeune Autrichienne, exilée à Londres durant la seconde guerre mondiale, et pour qui la musique va jouer un rôle très important dans la survie.

L'histoire de Lisa commence à Vienne, aux prémices de la seconde guerre mondiale. Sa religion la place elle et sa famille dans une dangereuse position. Grâce à un coup du destin, les Jura se voient proposer une place à bord d'un Kindertransport, leur permettant de sauver l'une de leur fille. L'ainée étant trop vieille, c'est Lisa qui est envoyée en Angleterre. A partir du moment où elle quitte sa famille en montant dans le train, elle ne cessera de chercher un moyen pour que sa petite soeur puisse la rejoindre. Arrivée au 243 Willesden Lane, un foyer accueillant les enfants juifs qui comme elle ont quitter leur pays, Lisa se raccroche à sa passion : le piano.

A travers l'histoire vrai de Lisa, narrée par sa fille Mona, on découvre la seconde guerre mondiale vue de l’Angleterre. Les dégâts qu'elle a subit avec les raids aériens mais aussi le rôle qu'ont joué les anglais dans la survie de nombreux enfants juifs en les accueillants sur leur terre, pourtant dans une situation un peu critique, et en les protégeant, parfois même au péril de leur propre vie. On découvre comme ça le principe des Kindertransport, ces trains permettant d'envoyer les enfants juifs vers des contrées plus sures.

A travers ce récit, on suit la vie quotidienne dans un foyer d'enfants juifs, où l'on voit que la meilleure façon de tenir c'est en se serrant les coudes et de continuer à vivre le plus normalement possible. Et le pouvoir de la musique qui adoucit les mœurs. En partageant son don pour le piano, Lisa offre à tous des moments de paix dans ce contexte dangereux. Le piano devient sa raison de vivre et grâce à l'aide des personnes qui l'entoure, elle espère parvenir au but qu'elle s'est fixée. 

Un beau témoignage teinté d'amour, d'amitié, d'entraide et de passion, en l'occurrence celle de la musique. Avec ce témoignage, Mona Golabek rend un très bel hommage à sa mère mais aussi à tous les anglais qui ont donnés de leur personnes pendant cette sombre période de l'histoire. Un récit touchant et bouleversant rendu encore plus authentique par les photographies intégrés dans le livre.